Saint Josémaria Textes du jour

“Ne te lasse pas de prier, car je suis là qui t’écoute”

Les saints, des anormaux?... L'heure est venue d'en finir avec ce préjugé. Grâce à l'ascétique chrétienne, si naturelle et surnaturelle à la fois, nous devons enseigner que même les phénomènes mystiques n'impliquent pas le moindre signe d'anormalité: tel est bien le naturel de ces phénomènes... Comme d'autres processus physiques ou physiologiques ont le leur. (Sillon, 559)

Je parle de la vie intérieure des chrétiens courants, que l'on rencontre habituellement en pleine rue, à l'air libre, et qui, dans la rue, à leur travail, dans leur famille, dans leurs moments de loisir demeurent, tout au long du jour, attentifs à Jésus-Christ. Qu'est-ce que cela, sinon une continuelle vie de prière? N'as-tu pas compris qu'il te fallait être une âme de prière, grâce à un dialogue avec Dieu qui finit par t'assimiler à Lui ? (…)

Au début, cela te coûtera: il faut faire un effort pour se tourner vers le Seigneur, pour Le remercier de sa tendresse paternelle de chaque instant, envers nous. Mais, peu à peu, l'amour de Dieu devient sensible bien que ce ne soit pas une question de sentiment comme une empreinte dans notre âme. C'est le Christ qui nous poursuit amoureusement: voici que je suis à ta porte, et que je t'appelle (Ap 3, 20). Comment va ta vie de prière ? N'éprouves-tu pas le besoin, pendant la journée de parler plus calmement avec Lui? Ne Lui dis-tu pas: tout à l'heure je Te raconterai, tout à l'heure je parlerai de cela avec Toi ?

Dans les moments que nous consacrons spécialement à ce dialogue avec le Seigneur, notre cœur s'élargit, notre volonté s'affermit, notre intelligence, aidée par la grâce, imprègne de réalités surnaturelles les réalités humaines. Tu en tireras toujours des résolutions claires, pratiques, pour améliorer ta conduite et faire preuve envers tous les hommes d'une délicatesse pleine de charité, et te consacrer à fond, avec la ténacité des bons sportifs, à cette lutte chrétienne faite d'amour et de paix.

La prière devient constante, comme le battement du cœur, ou celui du pouls. Il n'y a pas de vie contemplative sans cette présence de Dieu et, sans vie contemplative, il ne sert pas à grand-chose de travailler pour le Christ, car les efforts de ceux qui construisent sont vains si Dieu ne soutient la maison (cf. Ps 126, 1). (Quand le Christ passe, 8)